lundi 24 août 2015

Laureth Sulfate et la nuit de l'Indienne Rousse

   

    Indian Redhead Records est une maison de disques où l'on prend le temps de vous demander si vous êtes une ancienne Clodette en sevrage d'afghan ou bien un futur choriste de Coeur de Pirate. C'est aussi et surtout l'état major impérial de la musique populaire d'où part à chaque minute une nouvelle note, une idée nouvelle et je me félicite d'en connaître les bienheureux fondateurs. Samedi dernier se tenait le cinquième festival de l'indienne rousse et nous y étions en compagnie de Wijbick pour donner une sixième ou septième séance de chansons improvisées. Comme vous le savez peut-être, nous travaillons d'après les enseignements du maître Ahmad Al Tuni : à seize heures nous bouffons des pâtisseries avec ou sans gluten histoire d'attendre sereinement vingt heures. A vingt heures, à quelques secondes du début d'un show spectaculaire et tandis que je n'arrive même plus à allumer mon Yamaha hors-d'âge, Wijb annonce que nous nous nommons "Laureth Sulfate" et que nous improviserons des chansons dont le public chéri définira les thèmes. Tombe le premier : les ananas rouges.
    Dès lors, vogue petit Moïse sur le Nil enchanté. Nous nous promenons dans un immense cahier à spirale multicolore ou tout s'écrit dans l'instant pour aussitôt s'effacer. Etranges et Carolliennes expériences que nous restituerons bientôt sous forme d'une cassette audio. Je vous tiendrai au courant. En attendant ne manquez pas de visiter le site d'Indian Redhead :WWW.INDIANREDHEAD.COM

mercredi 19 août 2015

Verre cassé



Une superbe ballade zaïroise de Simarro Massiya intitulée "Verre cassé", interprétée par Carlyto et Pépé Callé.

dimanche 9 août 2015

Après la messe

   Alors qu'il est au séminaire, Talleyrand s'ennuie prodigieusement. Heureusement pour lui, il y'a la messe...

   "Le hasard me fit faire une rencontre qui eut de l'influence sur la disposition dans laquelle j'étais alors. J'y pense avec plaisir, parce que je lui dois vraisemblablement de n'avoir pas éprouvé tous les effets de la mélancolie poussée au dernier degré. J'étais arrivé à l'âge des mystérieuses révélations de l'âme et des passions, au moment de la vie où toutes les facultés sont actives et surabondantes. Plusieurs fois j'avais remarqué dans une des chapelles de l'église de Saint-Sulpice une jeune et belle personne dont l'air simple et modeste me plaisait extrêmement. A dix-huit ans, quand on n'est pas dépravé, c'est là ce qui attire: je devins plus exact aux grands offices. Un jour qu'elle sortait de l'église, une forte pluie me donna la hardiesse de lui proposer de la ramener jusque chez elle, si elle ne demeurait pas trop loin. Elle accepta la moitié de mon parapluie. Je la conduisis rue Férou où elle logeait; elle me permit de monter chez elle, et sans embarras, comme une jeune personne très pure, elle me proposa d'y revenir. J'y fus d'abord tous les trois ou quatre jours; ensuite plus souvent. Ses parents l'avaient fait entrer malgré elle à la comédie; j'étais malgré moi au séminaire. Cet empire, exercé par l'intérêt sur elle et par l'ambition sur moi, établit entre nous une confiance sans réserve. Tous les chagrins de ma vie, toute mon humeur, ses embarras à elle, remplissaient nos conversations. On m'a dit depuis qu'elle avait peu d'esprit: quoique j'aie passé deux ans à la voir presque tous les jours, je ne m'en suis jamais aperçu."

Talleyrand "Mémoires"

mardi 28 juillet 2015

l'Astragale

video


  Cambrioleuse, prostituée, prisonnière en cavale, écrivaine on doit à Albertine Sarrazin bien des aventures et de chouettes bouquins dont l'un des plus connus, "l'Astragale" fait l'objet d'une seconde adaptation cinématographique sortie en avril. Et puis en plus, je chante une chanson rien que sur elle
    
le site d'Albertine : www.albertine-julien.fr/

mercredi 22 juillet 2015