jeudi 19 septembre 2019

Harriet et les ballets du Marquis

La ballerine Harriet Toby
par Sam Lévin

    Il fut un temps où les danseuses étaient aussi adulées que les stars R'n'B d'aujourd'hui. A l'aube des fifties, Harriet Toby est l'une de ces étoiles que l'agha Kan ou l'ouvrier de chez Renault viennent applaudir en réclamant un autographe sur n'importe quel support. Très jeune, elle intègre les Ballets de Monte-Carlo dirigés par le fantasque Marquis de Cuevas. La discipline y est rude, le rythme épuisant. Chaperonnée par ses parents, elle y mène une vie de vagabonde mondaine quittant Cannes pour Londres et bientôt Londres pour New York. Parfois les Ballets sont à court d'argent et le marquis doit prendre un avion pour aller se renflouer auprès de son épouse (une richissime Rockefeller qui n'apprécie que modérément la passion de son mec pour les petits rats). Qu'importe : le marquis trouve de déchirants accents de sincérité et Harriet peut redevenir "Gisèle" ou la princesse du "Lac des Cygnes". Dirigée par de distingués chorégraphes exigeant du bout des lèvres la perfection, elle interprète également des œuvres contemporaines.  Remettant sans cesse l'ouvrage sur le métier en ignorant les douleurs comme un boxeur, la jeune femme n'a pas si souvent l'occasion de s'amuser quand l'intrépide et follement drôle Lise Topart déboule dans sa vie. Elle aussi a démarré tôt une carrière qui lui laisse parfois des bleus. En ce début mars 52, Lise vient de jouer à Nice "Marée d'automne", adaptation d'une pièce de Daphné du Maurier. Elle a du faire le siège du metteur en scène qui la "trouvait très bien, très talentueuse" mais ne la voyait pas dans cette création. De son coté Harriet termine une éprouvante saison cannoise en virevoltant sur "Del Amor y de la Muerte". Ayant quelques heures devant elles, les deux amies décident de rallier Paris par un vol matinal. Hélas, leur avion n'arrivera jamais à destination.
   "La veille, Harriet avait posé ses chaussons sur une table et ça porte malheur!" se souviendra un partenaire...

lundi 16 septembre 2019

"Aucune logique d’élimination. Juste une sorte de « dommage collatéral », de gommage indolore des faibles de toutes sortes, des démunis. Au profit de la société triomphante des premiers de cordée parcourant le monde sur les ailes dorées des taux de rendement. Et des parachutes de même couleur. Arno Breker en avait sculpté l’imposante stature, il y a plusieurs décennies. Un regard suffit pour constater qu’ils sont encore en marche. La suite, on la connaît."

Madeleine Micheau
Février 2019

vendredi 13 septembre 2019


Cavalerie et artillerie wurtembergeoise
sous le Premier Empire
par Liliane et Fred Funcken

jeudi 12 septembre 2019

Trois super-synthés gratuits, déjà anciens (c'est du 32 bits)
"Angel" de chez Gyl synths, "Ele-mints" de chez KBrown
et l'"UltraSonique" d'EVM

mardi 10 septembre 2019

La foudre tombe sur Rome

Au centre sur un cheval blanc, Hannibal
à genoux, un éclaireur libyen
le fantassin de gauche porte le bouclier de parade d'Hannibal
qui représente la massue d'Hercule
Illustration : Guiseppe Rava


    Hannibal ne fait pas parti de ces généraux lointains qu'on ne voit qu'aux parades. Il campe au milieu de ses hommes, se fait soigner avec eux et vient l'épée à la main relever le moral aux points les plus chauds du combat. Il bénéficie d'un solide réseau d'informateurs et d'éclaireurs (andalous ou libyens) qui lui permet d'avoir toujours un ou deux coups d'avance sur ses adversaires. Polyglotte, il est l'un des premiers grands stratèges à commander avec succès une armée multi-nationale dont les soldats proviennent des deux rives du monde méditerranéen.

lundi 9 septembre 2019

Lise Topart dans "Le voleur d'enfants"
1948 - Théâtre de l'Œuvre
Photographie : Clifford Coffin

      Dans cette pièce de Jules Supervielle, Lise incarne une jeune femme vendue par son père à un vieil excentrique en mal de paternité. Le portrait est signé Clifford Coffin, alors photographe-vedette chez "Vogue" depuis quelques années.

samedi 7 septembre 2019