lundi 4 mai 2015

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Anarchy In Saint-Pourçain !


Les anars de Tel-Aviv vendredi dernier
  Histoire de fêter le 1er Mai en beauté, les anarchistes viennent d'ouvrir un squat vers Saint-Pourçain-sur-Sioule. L'endroit bénéficie d'une belle surface tant en terrains qu'en bâtiments et s'apprête à accueillir pas mal de rock'n'roll dans les jours à venir. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le blog anar63 : Communique de la CNT-AIT/63 : AVEC LE COLLECTIF DU 1e MAI, RENFORCONS LA LUTTE AUTONOME CONTRE LES PROJETS MEGALOS ! http://anarsixtrois.unblog.fr/2015/05/05/avec-le-collectif-du-1e-mai-renforcons-la-lutte-autonome-contre-les-projets-megalos/

samedi 25 avril 2015

Lise Topart

Lise Topart / photo Boris Lipnitzki
   Lise propose un jeu surprenant dans le cinéma français de l'immédiat après-guerre: il est sobre. Pas de cataclysmes, pas de minauderies. Dans "Les gosses mènent l'enquête", elle compose avec trois fois rien une Mariette extra-lucide et alitée. Un mouvement de menton, un clignement de cils et elle dompte la nuit, le brouillard et le vent. Dans "Sylvie et le fantôme" elle a tout juste le temps d'esquisser avec le même bonheur une gosse un peu hautaine qui se rêve perverse.  Un rien de variations, une mise au point au degré près. Elle travaille en astrologue les couleurs de ses personnages. Au tape à l'oeil, elle préfère le panorama mouvant. Elle ne se construit pas une arène où toréer le scénario comme le feraient Gabin ou Arletty, histoire d'en extirper un prodige. Non, elle laisse venir. Sa solide formation théâtrale lui permet d'explorer avec élégance les recoins marécageux infestés de crocodiles. Elle s'est surtout consacrée au théâtre mais si elle avait vécu assez longtemps, elle aurait pu tournebouler les bourgeois de Chabrol ou distraire Clouzot de ses créatures. Hélas,  elle n'en aura pas le loisir. Un crash aérien nous l'enlève au printemps 52. Et il n'est pas très sur que les réalisateurs français gavés de "Comédie Humaine" aient fait appel à une comédienne privilégiant les rythmes océaniques.

   

Sauvetage En Centre-Ville

L'exercice demande la plus grande concentration
  Une fois de plus, nous avons oeuvré au bien public en plein centre-ville.  Le patron d'un trocson avait inconsidérément signé "la charte de la qualité nocturne". Depuis cette funeste signature, son bouiboui ne franchissait plus le seuil des quinze décibels. Grâce à un solide rituel Apache, les Kokomo's et les Khukuri ont sauvé le pauvre homme et son commerce.



Le public au climax du rituel
Mission réussie !

lundi 20 avril 2015

Rock'n'roll

    " Personne ne demande qu'on détruise la Coopé, mais qu'elle fasse son boulot!  
      Son boulot, oui, ce qui n'a rien à voir avec les fantasmes de puissance des gens qui tournent autour ou dedans, et malheureusement, on les entend partout tout le temps, et on s'en fatigue et on somnole un peu parce que ces discours sont emmerdants et puis un jour, on se réveille en sursaut et on dit carrément : on s'en fout d'être des stars, on s'en fout d'en faire notre métier, on s'en fout de maîtriser le sujet et toute la technologie ; on joue là où les gens ont besoin que quelqu'un joue, pas dans les salles où, au contraire, on doit convoquer le public ; on ne joue pas parce qu'on a quelque chose d'extraordinaire à dire, mais parce qu'il faut que quelqu'un s'y colle, et aussi parce que c'est agréable ; c'est agréable aussi de boire, de fumer, de se mettre hors de soi tant pis si le prix à payer est de se prendre une baffe - généralement ça n'arrive pas. On déteste ces discours qui disent : il faut du temps, il faut du travail, il faut du capital, il faut de la maîtrise, il y a des grands et il y a des petits. Peut-être qu'il y a tout ça, sans doute, il y a tout ça, mais ce qui ne va pas, c'est que ces discours servent surtout à dire : vous avez besoin de nous. ça c'est faux."

Colas Grollemund  La Dispute avec la Coopé

Italo Disco

video

Le 45 tours printanier d'Elvis Leaderprice: "Faces" une reprise de Clio, la reine de l'Italo Disco

mercredi 8 avril 2015

Le Bruit et le Silence

   J'ai tendance à croire que la fabuleuse universalité d'Yves Saint Laurent vient d'une disposition religieuse à acceuillir le réel, qu'il soit celui que les hommes ont bâti, celui des temples du Nil, ou qu'il soit celui qu'ils n'ont pas bâti, celui de la forêt de Telemark, celui des fonds des mers ou celui des pommiers en fleur. Lui, Yves Saint Laurent, il ne fait pas de différence essentielle entre les choses bâties par les hommes et celles bâties par les dieux. Au contraire de les sérier, lui les met ensemble, il les rassemble. Par exemple une robe et un désert, il les met ensemble. Il fait une robe, il met une femme dans cette robe et le tout il le met au milieu des sables du désert. Il se produit l'éclatement d'une évidence éblouissante comme si le désert avait attendu la robe. Et que cette robe-ci était bien celle qu'il fallait au désert.

Marguerite Duras Le Monde Extérieur