vendredi 14 septembre 2018

No fun

    J'aimerais avoir de l'humour pour évoquer l'installation du bastion social dans ma rue mais il n'y a rien de drôle à constater que la liste des blessés s'allonge. Rien de drôle quand le ministre Collomb laisse le contrôle des frontières aux fascistes. Rien de drôle quand Macron - le sinistre chefaillon de Benalla la matraque - fait coller à la va-vite une croix de lorraine sur le logo élyséen. Comme si, aussi fort en gueule soit-il, il doutait de sa légitimité. Rien de drôle non plus à voir Mélenchon dilapider son crédit en cinq minutes.

mardi 11 septembre 2018

Chastity Belt

Lydia Lund, Julia Shapiro, Gretchen Grimm et Annie Truscott

   

 Les punks nous reviennent. Mais cette fois-ci, elles sont vraiment drôles et véritablement issues des quartiers ouvriers de Walla Walla, Etat de Washington. Chastity Belt a sorti un chouette album l'automne dernier intitulé "I used to spend so much time alone". Elles chantent les salopes, la solitude, la solitude des salopes ou encore Steve McQueen (une vedette porno pas le gars d'"Au nom de la loi").

mercredi 29 août 2018

    Un peu moins qu'un gouvernement mais un peu plus qu'un comptoir central des bazars. Voilà ce que quitte Hulot. Il en chouinait en direct sur France Inter tout en maudissant un capitalisme qui grignote la planète et ses habitants aussi surement qu'un chancre. "Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude".

vendredi 17 août 2018

Landlord

   Mon tout premier disque. Le morceau de la face B -"Landlord"- est un cataclysme. C'est une compo de Stewart Copeland qui fait partie des quelques titres enregistrés avec le guitariste Henri Padovani dit "Le corse volant". Ces lascars furent de sacrés profs de musique pour les gamins du globe. Je passais des heures à ne pas comprendre les parties de caisse claire ou de hit-hat pour tenter de les reproduire sur ma trousse de collégien. Je reste toujours baba devant les parties de basse. Ça groove tout en restant simple car Sting n'oublie pas qu'il doit chanter en les jouant. Sans parler de la guitare capable de passer d'une couleur jazzy à un orage surréaliste sans perdre une miette de cohérence. Le tout à une heure de grande écoute.

jeudi 16 août 2018

Baggy

    Il n'a pas existé d'équivalent en France et c'est bien dommage. Quand t'es gamin, suivre et aimer un groupe qui ne te prends pas pour un(e) con(ne), c'est pas rien. Vous allez me dire qu'on avait Trust ou Téléphone mais, à mon goût, ça puait trop la testostérone ou le rock qui se la raconte. D'instinct j'ai aimé les gars de Camden. Bien plus tard j'ai saisi leur poésie, leur drôlerie et leur description féroce de l'Angleterre  tatcherienne.

mercredi 15 août 2018

56 - 58

    Ma pochette préférée n'illustre pas un simple mais un coffret de 33 tours. Une mine d'or  qui regroupe une sélection des deux premières années d'enregistrements de Gene pour Capitol. Je n'avais pas acheté ce coffret gonflé à bloc de pépites en 1984, malgré ma tronche à la Tex Avery au moment de sa parution. Jusqu'au jour où, trente ans plus tard, un ami me l'offre pour mon annif'. C'est chouette la télépathie.


L'amour gardé secret

     Tel que vous me voyez, j'ai pas toujours craché dans la soupe d'hélicoptère aux vrais morceaux de chanteur. Comme tant d'autres, j'ai versé mon obole au rebelle cathodique. "Soulève moi" raconte l'histoire d'un jeune salarié qui tente d'oublier son tripalium dans les bras d'une prostituée cornaquée par les schmitt. Il y a la dedans une description d'un Paris chiraquien qui dépasse en horreur les pires bouges de Game of thrones. J'ai jamais compris qu'on ne l'ait pas censuré ( Ben quoi ?! En pleine guerre du Golfe les socialistes ont bien censuré une chanson de Pauline Ester...). La face B nous apprend que l'amour gardé secret ne sert à rien.
     Et tu le sais bien.