mercredi 29 août 2018

    Un peu moins qu'un gouvernement mais un peu plus qu'un comptoir central des bazars. Voilà ce que quitte Hulot. Il en chouinait en direct sur France Inter tout en maudissant un capitalisme qui grignote la planète et ses habitants aussi surement qu'un chancre. "Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude".

vendredi 17 août 2018

Landlord

   Mon tout premier disque. Le morceau de la face B -"Landlord"- est un cataclysme. C'est une compo de Stewart Copeland qui fait partie des quelques titres enregistrés avec le guitariste Henri Padovani dit "Le corse volant". Ces lascars furent de sacrés profs de musique pour les gamins du globe. Je passais des heures à ne pas comprendre les parties de caisse claire ou de hit-hat pour tenter de les reproduire sur ma trousse de collégien. Je reste toujours baba devant les parties de basse. Ça groove tout en restant simple car Sting n'oublie pas qu'il doit chanter en les jouant. Sans parler de la guitare capable de passer d'une couleur jazzy à un orage surréaliste sans perdre une miette de cohérence. Le tout à une heure de grande écoute.

jeudi 16 août 2018

Baggy

    Il n'a pas existé d'équivalent en France et c'est bien dommage. Quand t'es gamin, suivre et aimer un groupe qui ne te prends pas pour un(e) con(ne), c'est pas rien. Vous allez me dire qu'on avait Trust ou Téléphone mais, à mon goût, ça puait trop la testostérone ou le rock qui se la raconte. D'instinct j'ai aimé les gars de Camden. Bien plus tard j'ai saisi leur poésie, leur drôlerie et leur description féroce de l'Angleterre  tatcherienne.

mercredi 15 août 2018

56 - 58

    Ma pochette préférée n'illustre pas un simple mais un coffret de 33 tours. Une mine d'or  qui regroupe une sélection des trois premières années d'enregistrements de Gene pour Capitol. Je n'avais pas acheté ce coffret gonflé à bloc de pépites en 1984, malgré ma tronche à la Tex Avery au moment de sa parution. Jusqu'au jour où, trente ans plus tard, un ami me l'offre pour mon annif'. C'est chouette la télépathie.


L'amour gardé secret

     Tel que vous me voyez, j'ai pas toujours craché dans la soupe d'hélicoptère aux vrais morceaux de chanteur. Comme tant d'autres, j'ai versé mon obole au rebelle cathodique. "Soulève moi" raconte l'histoire d'un jeune salarié qui tente d'oublier son tripalium dans les bras d'une prostituée cornaquée par les schmitt. Il y a la dedans une description d'un Paris chiraquien qui dépasse en horreur les pires bouges de Game of thrones. J'ai jamais compris qu'on ne l'ait pas censuré ( Ben quoi ?! En pleine guerre du Golfe les socialistes ont bien censuré une chanson de Pauline Ester...). La face B nous apprend que l'amour gardé secret ne sert à rien.
     Et tu le sais bien.
      

Rocking with my radio

    Réussir une chanson qui pétille comme un Schweppes et vous donne la tape sur la fesse qui vous poussera vers la piste de danse en évoquant la mort de John Lennon est un véritable tour de force. Un vrai miracle que Lesley Jane a accompli haut la main avec ce "Rocking with my radio". Le petit synthétiseur est aussi léger qu'une pâte à crêpes tandis que la guitare ( avec chorus obligatoire en ces années New-wave ) évoque les vagues d'un infini sidéral. Le slow de face B gribouille à la va-vite une rentrée d'automne dans le brouillard: deux cahiers à spirales, un classeur avec pochette d'oeillets et ça repart !

mardi 14 août 2018

Banana

    Juin 80: à la téloche, Dalida et Sheila rament sec pour conserver un semblant d'auditoire chez Guy Lux. Ce n'est pas que l'une ou l'autre soit moins jolie ou moins intelligente que la petite nouvelle, mais voyez vous la petite nouvelle c'est autre chose. D'abord Lio a mon âge, à peu de choses près. Ensuite, elle est véritablement fille de Barbarella. Pleine de gourmandise et d'humour bien qu'ayant assimilé le "Capital" à quatorze ans, elle réinvente le jerk en attendant la bombe. Après un hyper-calorique "Banana split" qui aurait du l'étouffer dans l'oeuf elle confie son destin à Jacno, prophète du punk chic et de l'électro bricolo. Quarante ans plus tard, ces "Amoureux solitaires" n'ont pas pris une ride.

lundi 13 août 2018

Gangsters

    "Mais qu'est-ce-que c'est que ça ? C'est pas du reggae ! ça va trop vite ! c'est trop saccadé !". On s'en fout, j'aime tout: la pochette, la basse, la batterie, la mélodie, le démarrage sur crissements de pneus avec la voix tonitruante: "Bernie Rhodes don't argue !" ( Bernie Rhodes, c'est le manager des Clash que les Specials viennent d'envoyer se faire foutre) et la face B, instrumental génial de Neol Davies le guitariste du Selecter.