vendredi 29 juin 2012

Tatie Björk, directrice de colo...

Björk est de nouveau descendue dans les arènes de Nîmes. Loin de prendre la constellation du taureau par les cornes, la diva dissonante s'est contentée de deux ou trois passages de cape. Et puis hop! Au lit à vingt trois heures! A sa décharge, il faut dire que les ados de sa chorale sont en pleine période de croissance...

Du reste, heureusement qu'elle les avait les gamines de sa chorale sinon on était pas loin de la banqueroute islandaise : une voix un peu faiblarde, une balance pas terrible, une grosse couette de ses derniers morceaux que nous qualifierons d'"hypnotiques" par déférence, un public qui s'emmerdait un peu quand même et du coup pas mal de papotages dans la fosse durant un tour de chant avancé d'une heure. Et oui, la quarantaine c'est pas simple. Et cette année pour préserver sa voix des fraicheurs nocturnes, Björk démarre systématiquement avec une heure d'avance. Mais ces raisons médicales, je les ignorais à l'heure de voir la belle sorcière invoquer les mystères de l'Univers. Mais Björk en plein jour, c'est moins bien que Björk en pleine nuit.

Ceci dit, même avec une voix fragilisée et des mélopées peu faites pour des arènes, il faut reconnaitre que mémère demeure indétrônable. La moindre de ses vocalises vous passe sur le ventre et tout le reste n'est plus que pets de moucherons : les arènes, sa foule et ses myriades de vigiles, l'incroyable morbidité de l'industrie musicale... c'est bien la dernière fois qu'on me verra dans ce genre de show et ce genre d'endroit. Enfin... il faisait beau, les cigales chantaient et muaient par milliers et j'ai appris à monter et démonter la tente igloo aimablement prêtée par Nono. Quant à Nico et Ricou, ils étaient égaux à eux mêmes : leur admirable prestance face à la condition humaine vous ferait passer le naufrage du Titanic pour une impro de fin d'année.

Rien que pour ça, merci Tatie Björk !



lundi 25 juin 2012

Daphni, toujours en vie...

Daphni Leef et quatre vingts opposants au gouvernement Netanyaou ont été molestés Boulevard Rothschild par la police de Tel-Aviv...

    Tout commence l'été dernier lorsque Daphni, expulsée de son appartement, ne peut pas se reloger vu que les loyers ont plus que quintuplés en l'espace de deux ou trois ans. Cette jeune vidéaste lance alors un mouvement de protestation contre la politique libérale de Netanyaou. Au fil des jours, plus de quatre cents milles personnes la rejoignent dans les rues de Tel-Aviv puis occupent les artères chics de la capitale israélienne. Ces nouveaux communards mettent le doigt là où ça fait mal : si les écoles religieuses, les gros proprios et les colons continuent de bénéficier de confortables subventions, il n'en est pas de même pour le populo ordinaire. Un tantinet débordé par l'ampleur du mouvement, le gouvernement met en place une "commission en faveur du logement social". Bref, autant pisser dans un violon. Du coup, Daphni Leef et ses camarades replantent les tentes en ce début d'été 2012 dans les beaux quartiers. Mais cette fois ci, la police vient de débouler en force et Daphni a eu un bras cassé par les flics...

jeudi 14 juin 2012

Ne pas craindre la gelée

Il me revient une expression de mon enfance : " Ne pas craindre la gelée". Illustration par l'exemple...

Cette phrase joliment imagée s'utilisait surtout à propos de l'utilisation ou non d'un vêtement :
- " Si tu fais de la soudure met ton pull qui craint pas la gelée !"
- " Houla ! Si on va chez Tonton Nénesse, avec les chiens qui te sautent dessus, faudra mettre un pantalon qui craint pas la gelée !"

On pourrait l'actualiser ainsi : " Si tu veux voter, faut mettre ton cerveau qui craint pas la gelée !".