jeudi 22 mars 2012

Terroriste

tiens, ça me rappelle une chanson qu'on chantait avec Lili dans le temps...

   En parlant de souvenir, vous souvenez vous de Julien Coupat ? L'affaire de Tarnac, ça vous dit rien ? Oh si, ça va vous revenir ! Julien Coupat c'est le gars qui, une nuit, s'était arrêté avec sa copine non loin d'une voie de chemin de fer. Histoire de se bécoter en écoutant Nostalgie. Ou même pisser un coup, pourquoi pas ? Sauf que, dans ce cas précis, y'avait les Brigades du Tigre en planque dans les fourrés. Avec Kodak infra-rouge et micros chinois hyper-sensibles. "Ah bon !?" me direz-vous "et pourquoi don ?". Because le gus tenait une épicerie d'ultra gauche avec biscottes situationnistes et coca black block.
Là dessus, voilà qu'on découvre un bout de ferraille sur les lignes privatisées. Ni une, ni deux le Raid ( à ne pas confondre avec le Baygon jaune ) déboule fissa dans l'épicerie, casse tout comme à son habitude, et met au secret tout le personnel. Même une mamie qui essayait un t-shirt de Bakounine fut plaquée à terre dans un grand fracas de grenades et de "bouge pas ou j't'explose !".

   Là dessus causons salafisme. Mohamed Merah, qui vient de mourir avec sa présomption d'innocence, avait, si l'on en croit Pujadas de Francedeux, effectué deux pèlerinages dans les "zones tribales" afghanes, régions où l'ultra-féminisme est une seconde nature. On le croise également en Egypte et en Israël. Sans doute marqué par la beauté de Jérusalem, il accumule dans sa garçonnière pistolets Uzi et mitraillettes Sten. Le voici enfin en "stage" en Espagne chez un prédicateur de flamenco. Entre-temps, un scribe de la CIA, ou du FBI, ou du NCIS ( allez savoir, avec l'inflation de services...) l'inscrit d'une plume tremblotante sur la longue liste des touristes indésirables dans le comté de New-York. De retour en France il invite le mercredi, sabre au clair histoire d'édifier la jeunesse, quelques gamins à venir visionner des égorgements dans sa BM. Son frangin nous dit-on organisait de lointaines excursions pour Talibaland... les Brigades du Tigre, toutes pantoufles anti-bruits dehors, ont-elles "interpellé" nos deux zigs avec autant de ferveur ?

   Non. Et l'on conviendra que lorsque nos glorieux services mettent le paquet sur une épicerie socialisante de campagne, ils se montrent paradoxalement très désinvoltes avec un cadet fraichement émoulu d'une académie jihadiste afghane. Heureusement que notre homme aura la bonne idée de laisser son nom et son prénom au concessionnaire qui devait repeindre en blanc le fameux scooter noir dont toutes les téloches parlaient ( l'erreur du débutant sans doute. A par faire chier les femmes, je me demande ce qu'on y apprend dans les académies djihadistes...). L'on conviendra aussi que la récurrence de morts violentes en période présidentielle est en passe de devenir une spécialité à fréquence décennale : tueries d'Ouvéa en 88, de Nanterre en 2002... Mais le comble est atteint quand Bernard Squarcini ( le boss de la DCRI et accessoirement l'un des mis en examen dans l'affaire "des fadettes" ) nous apprend dans Le Monde du 23 mars que Merah était un habitué de la Maison : "Merha a souhaité parler avec le policier de la direction régionale du renseignement intérieur (DDRI) de Toulouse qui l'avait rencontré en novembre 2011. Il est intervenu au cours des négociations. Mohamed Merah semblait avoir un rapport de confiance avec lui. Il s'est confié, il a coopéré. il nous a dit où était le scooter ou les deux voitures. Le courant passait bien. Non sans cynisme, il a même dit à ce policier : "De toute façon, je devais t'appeler pour te dire que j'avais des tuyaux à te donner; mais en fait, j'allais te fumer !" C'était un Janus, quelqu'un qui a une double face". Mazette ! Belle définition de la balance ! Niveau indic, on a le nez fin à la DCRI !
   Qu'on me comprenne bien : les caméras faramineuses, les filatures imparables et les brigades d'élite je laisse ça à la Mère Noël pour golio. Encore plus quand les millions dépensés en caméras et "fonctionnaires surentrainés" se soldent par sept morts en une semaine et que la dernière alternative de la maison Poulaga est désormais d'interdire le port du casque aux motocyclistes...
   Mais soit "on nous prend pour des cons" comme le chantait jadis Tonton David, soit on a la preuve que la DCRI ne sert qu'à faire chier les anars et les amaps.

   Mais je te vois venir, internaute sur écoute. Tu te dis :"Mais, Webmaster Virlo, quoi faire des millions économisés en caméras et en zélés agents qui malgré tout nous sécurisaient tout les trente-six du mois ?". Comme c'est le printemps je lance deux ou trois idées. Pourquoi donc Pujadas de Francedeux ne tendrait-il pas ses beaux micros à bonnettes aux anarchistes israéliens et à leur collectif contre le mur ? Ou encore au Maki qui soutient inconditionnellement l'adhésion des palestiniens à l'ONU ? Ca nous changerait des perroquets savants de Netanyahou. De même, ces millions économisés seraient peut être utiles à l'Association Tunisienne du Planning Familial ? Ou encore aux libertaires syriens, aux féministes marocaines, aux socialistes égyptiens qui luttent pied à pied contre les fondamentalistes ?

1 commentaire:

  1. Déjà que je vis dans l'angoisse des contrôles CAF,maintenant j'ai peur de venir lire les lignes de ce blog, car d'un instant à l'autre la DCRI pourrait venir me confondre grâce à des horaires de train de 1998 oubliés sous une étagère. En plus on me signal que l'auteur de ce blog est barbu! Mon dieu, mon maitre, mon président, je vous jures que je ne le connais pas et que mon voyage le plus long ce fut jusqu’à Pont du Château pour suivre une formation d'auto-défense contre les rats-taupiers!

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