mercredi 2 novembre 2011

La Charia

Bon, on va voir si le blog va être piraté...

  Si je me souviens bien, le prophète Mahomet ne tenait pas en grande estime les gros commerçants de la Mecque, les types qui lapidaient les femmes, ceux qui possédaient et maltraitaient des esclaves. Sans parler des bons pères de familles qui enterraient vivantes les petites filles. De même pour bien se faire comprendre des racistes, le prophète Mahomet a confié à Bilal, un ancien esclave noir, le soin d'appeler les fidèles à la prière. Comme qui dirait que le prophète, c'était un homme en avance sur son temps. Si le mot n'était pas si galvaudé, on pourrait même parlé d'un révolutionnaire soucieux d'émanciper le populo tout en le reliant directement à l'énergie divine sans passer par un clergé. Le prophète disait que chacun et chacune était vicaire de Dieu, l'unique et miséricordieux. Chacun et chacune devenait responsable et garant de la nature qui l'environnait, des animaux et de ses contemporain(e)s.
   Du coup, il n'aimerait pas du tout le genre de banquiers ravageurs de littoral, jouisseurs et phallocrates qu'on peut croiser aujourd'hui aux environs de La Mecque et qui à coup de pétro-dollars font dire aux gens, via des cassettes, des disques, des centaines de publications et d'aimables portes-flingues, comment il faut croire. Par conséquent, ne confondons pas les actes d'un homme de bien avec les agissements d'une clique de patriarches soucieux de préserver leur confort sexuel, leurs banques et leurs 4X4.
   Je rajoute un dernier mot, parce que je subodore déja les suspicions du genre : "il est drôlement tendre avec le prophète, ce zig ! Y serait-y pas chiite, ou sunnite, ou soufi ?". Et pourquoi pas ismaëlien tant qu'on y est ? Moi, les gens qui prient et puis qu'agissent pour que les choses aillent mieux ne m'ont jamais dérangé. Qu'elles ou qu'ils sortent d'une mosquée, d'une synagogue, d'une église, d'un temple ou d'un camp de naturistes, j'm'en tape du moment qu'on ne m'oblige pas, gentiment ou pas, à faire mes cinq prières, ma première communion, ma bar-mitsva ou à me promener le zizi à l'air ou une crête sur la tête.
   Quant à mes croyances, je fais en sorte qu'elles ne fassent pas chier autrui.
   Si le clergé du Cac 40 pouvait en prendre de la graine...
   "Dieu guide qui Il veut"

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