mardi 11 octobre 2011

La société du spectacle baisse en qualité

Comme vous le savez, Steve Jobs est mort. Il avait le même prénom que l'homme qui valait trois milliards et son nom voulait dire "boulots" en anglais...

  Hier j'attendais dans la file emberlificotée qui vous mène devant les caissières de la FNAC. Je sifflotais "I almost lost my mind", une de ces merveilleuses chansons d'Eddie Cochran tout en triturant un jack adaptateur 3.5/ 6.3, motif de ma venue dans ce lieu où toute vie semble avoir été aspirée par un Hoover géant sans sac. Soudain, mon attention fut attirée par un panneau publicitaire d'où jaillit un portrait en noir et blanc de Steve Jobs, le gars bricoleur qu'est mort du cancer. Deux, trois secondes de portrait, et puis ce message qui se met à défiler : "la Fnac présente ses condoléances aux proches de Steve Jobs ainsi qu'à l'ensemble de ses collaborateurs". Alors là ! j'avais pas vu un truc aussi con depuis "les choristes" avec Jugnot.
   Un film que j'ai jamais vu d'ailleurs... n'empêche, ils me les brisent menu avec leur Steve Jobs. J'ai pas souvenir que la FNAC ait fait autant de foin pour la mort de Cloclo (1). Et Cloclo, ça avait autrement plus de gueule.

(1) Claude François, surnommé Cloclo, né le 1er février 1939 à Ismaïlia en Egypte et mort accidentellement le 11 mars 1978 à Paris, est un chanteur populaire français des années 1960 et 1970. (sources : Wikipédia)

vendredi 7 octobre 2011

Handclap'

Les Hand clapping Girls ne sont plus mais leur souvenir reste cher à mon coeur ...
   
   Sachez le dès maintenant : je ne suis pas un frère Bogdanov. Je ne sais pas si les rockeuses viennent de Vénus, ni si les rockers viennent de Mars. Lorsque Wanda Jackson, son contrebassiste tatoué et son pianiste herculéen sous le bras, a proposé aux gamins de se secouer le popotin au rythme du rockabilly, je pense que les ci devant et présupposées valeurs propres aux deux sexes ont du prendre un sacré coup de chaud. De même, ce n'est pas sans tendresse que parfois, avant de me jeter dans les bras d'Orphée, je songe aux furieux ballets des pilotes de l'escadrille féminine de chasse de l'armée rouge. Elles ont descendu une quantité non négligeable de nazis volants, de préférence par paquets de douze. Or, dès qu'on descend des nazis ou des préjugés, on entre dans le grand djihad, comme dirait le Prophète (la paix soit sur ses amplis). C'est à dire qu'on se botte le cerveau d'une sérieuse façon, histoire que la vie soit aussi chouette qu'une boum. Et ça, ce fut le cœur de métier des Handclap': le grand djihad et la boum.
   Maintenant regardons le passé. Lucidement. Tranquillement. Reprend un shipster. Un soir, je discutais avec deux amis quadragénaires. C'était il y a un petit moment : les Clapettes étaient toujours en activité et peut être même à un certain zénith. DSK était patron au FMI. Bien, comme ça c'est dit, c'est situé, le décor est planté. Je discutais donc. A un moment, presque inévitablement, la discussion en vint sur le thème de l'Amour. Aujourd'hui encore je me demande bien pourquoi la discussion roula « inévitablement » en ces terres inconnues du grand public. Parce que je crois bien que mes deux camarades auraient eu beaucoup plus de facilités à m'entretenir du cancer généralisé. Car l'amour, ils voyaient ça comme une sorte de moby dick qui fonce dare-dare sur un bateau-mignon-tout-plein avec des cabines bien rangées, des bois exotiques et des appliques art déco. Moi je leur disais simplement que l'amour c'était ça, précisément ça: un moby dick qui coulait des centaines de rafiots assurés à prix d'or par Cerise de Groupama. Que la bête est partout et qu'ils n'en feraient pas l'économie à moins de s'emmerder comme seul peut s'emmerder un patron du FMI. Pour un peu, je ne finissais pas mon flamby ! Ah leur visage ! Ah les rictus ! Le général Jacquinot n'en avait pas de plus terribles ( celles et ceux qui raffolent des aventures de la brigade Jacquinot m'auront compris). Bref, je me disais en regardant ces deux cancéreux des castagnettes : « par Sainte Rita ! Ce soir encore, les Clapettes vont essayer de distiller un peu de dangerosité dans la baudruche rock, aidées de trois cakes aux olives et de quatre cartons de bonnes bières; se rongeant les ongles jusqu'au sang en regardant le niveau de la caisse; s'amusant des regards d'un public sous banga pensant sincèrement que la chanteuse qu'on lui présente doit tourner aux alcaloïdes parce qu'elle éructe un whouaa ouaaa ouaaaaaa agrrrhhh !!!!! avec la candeur du schizoïde ne voulant plus prendre son « traitement »; tout ça pour que vers deux-trois heures du mat', une bonne partie de l'intelligentsia revenue dans les clous se souvienne avec délice que : « Yeees ! Cerise est toujours là ! Elle nous a même détachée la couette ! »...
… comme disait le président Laval : « un bon contrat d'armement, un million au Liechtenstein et ça redémarre ».
    Desperate rockwife, comme je vous aime, comme je vous envie ! Et quel calme ! Quelle maîtrise ! Le signe des plus grandes ! Revenues d'entre les mortes pour nous faire lâcher le caddie ! Un bisou ne tue personne ! Le vieil échafaudage ne tiendra plus longtemps, une marguerite l'écroulera ! Oh sagesse des premières aubes distillées peut être en pure perte !
    En pure perte ? non ! Toujours je me souviendrais, mes pilotes d'essais favorites, mes scrutatrices de ciels nouveaux ! Toujours !  

dimanche 2 octobre 2011

Santo Subito

     Fait maison entre la fin de l'hiver et le début du printemps dernier, le nouvel album d'Elvis Leaderprice, "Santo Subito" est prêt à être graver à qui en fait la demande moyennant 3 euros.

Une collection de dix titres qui tournent autour de Johnny Cash, des prophéties, des étiquettes de produits alimentaires et de l'effet de la neige sur le badaud du petit marché de noêl. Avec un instrumental que personnellement j'adore "Marine est en vacances", réalisé pour l'annif de Marine. Plus une chanson bonus, un hit imparable chantée en duo avec Mel Nelson plus connue sous le délicieux sobriquet de "Beautiful Psychobilly Princess". La pochette est de Claire Wijbick, dite "Wijb". Elle est peplumesque et magnifique d'envoutement et d'émotions retenues. Du reste, je vous recommande chaudement la lecture du dernier recueil de Claire " C'est encore loin?" qui clôt superbement sa trilogie "On avait rien de mieux à Faire". Si vous aimez l'Essentiel sans le barouf', vous aimerez cette trilogie.
J'allais oublier ! Je profite de cette mini-tribune pour répondre à une question qui m'est fréquemment posée ces derniers temps : oui, les Kokomo's existent toujours et on pourra d'ailleurs nous voir à la fin du mois à Franchesse (03). Vous pourrez constater que Sam a une nouvelle paire de baguettes, Jean-Seb un nouveau jeu de cordes et moi un nouveau chiffon anti-statique pour lunettes.
Donc, je récapitule: vous venez boire le café à la maison, vous me filez trois euros et je vous grave "Santo Subito".